Kinshasa, 9 juin 2026 — Le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a franchi une nouvelle étape dans sa lutte contre l'insalubrité de la capitale congolaise. Réunissant lundi à la Cité de l'Union africaine les membres de la Task Force chargée de l'assainissement de Kinshasa, le Chef de l'État a donné des orientations fermes pour accélérer la mise en œuvre de cette structure placée sous son autorité directe.
Autour du Président de la République se trouvaient notamment le lieutenant-général Jean-Pierre Kasongo Kabwik, coordonnateur de la Task Force et commandant du Service national, la Première ministre, le gouverneur de la ville de Kinshasa ainsi que plusieurs membres du Gouvernement concernés par les questions d'urbanisme, de santé publique, d'infrastructures et d'administration territoriale.
Cette réunion de cadrage intervient quelques jours après l'annonce de la création de cette structure spéciale destinée à répondre aux défis persistants de l'insalubrité dans la capitale. Face à l'ampleur de la situation, le Chef de l'État a insisté sur la nécessité de restaurer la fluidité, la sécurité et la dignité de la vie urbaine à Kinshasa.
Selon les informations communiquées à l'issue de la rencontre, le Président Tshisekedi souhaite voir émerger une capitale plus propre, plus organisée, plus sûre et plus humaine. Une ambition qui dépasse largement les simples opérations de nettoyage.
Au-delà du nettoyage, le défi du changement de comportement
Les montagnes de déchets qui envahissent certaines artères, les caniveaux transformés en dépotoirs, les occupations anarchiques des espaces publics et les constructions irrégulières constituent autant de symptômes d'un problème plus profond : la dégradation progressive du sens du bien commun.
Si l'État a le devoir de mettre en place des infrastructures adéquates et de faire respecter la réglementation, la réussite de cette initiative dépendra également de l'implication des citoyens.
Chaque sachet jeté dans la rue, chaque déchet abandonné dans un caniveau ou chaque occupation illégale d'un espace public contribue à fragiliser l'environnement urbain et à aggraver les risques sanitaires et les inondations.
La création de cette Task Force doit ainsi être perçue comme une opportunité collective de repenser notre rapport à la ville.
Le Général Kasongo Kabwik face à un défi historique
À la tête de cette nouvelle structure, le lieutenant-général Jean-Pierre Kasongo Kabwik a reçu du Chef de l'État la mission de rendre rapidement opérationnel le dispositif mis en place.
À l'issue de la réunion, il a indiqué que des instructions claires avaient été données afin de rendre la capitale plus salubre et d'assurer une meilleure coordination des interventions sur le terrain.
Cependant, les observateurs s'accordent à reconnaître que même la meilleure organisation ne pourra produire des résultats durables sans une adhésion populaire massive.
L'assainissement n'est pas seulement une affaire d'autorités publiques. Il est avant tout une question de culture citoyenne.
Kinshasa à la croisée des chemins
Depuis plusieurs décennies, les différentes campagnes d'assainissement ont souvent produit des résultats temporaires avant un retour progressif aux anciennes habitudes.
Aujourd'hui, la volonté affichée par le Chef de l'État semble plus forte que jamais. Mais la réussite de cette nouvelle approche dépendra d'un changement de mentalité à tous les niveaux.
Le véritable succès de la Task Force ne se mesurera pas uniquement à la quantité de déchets évacués ou aux avenues dégagées. Il se mesurera surtout à la capacité des Kinois à adopter durablement des comportements responsables.
Car une ville propre ne se construit pas seulement avec des engins et des équipes d'intervention. Elle se construit d'abord avec des citoyens qui respectent leur environnement.
La Task Force peut ouvrir la voie. Mais le changement durable commence dans chaque ménage, chaque avenue, chaque marché et chaque conscience.


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